HSBC, Gulliver et les lilliputiens.

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GULLIVER et les  lilliputiens.

Les événements de l’été, les vrais, qui traduisent en profondeur ce qui se cache derrière les  épiphénomènes des crises structurelles,  sont parfois là on l’on ne les attend pas.

Peut être connaissez vous M. GULLIVER, non pas le héros de JONATHAN SWIFT et le personnage le plus connu de la littérature anglaise en francophonie, mais M. Stuart GULLIVER, patron de HSBC, la 16 ° banque mondiale à égalité avec BNP-PARIBAS, selon le classement GLOBAL FINANCES *?

L’histoire de cette banque est édifiante.  Son nom à lui seul est un condensé de l’histoire : Hong-Kong & Shanghai Bank Corporation nait en 1865 à Hong Kong de l’initiative d’un trafiquant d’opium, Sir Thomas Sutherland,  qui sut très vite rendre profitable le négoce entre la vieille Europe et l’ancestral extrême orient ; mais la déliquescence économique et politique  de l’empire du milieu, de la Malaisie,  la guerre du Viet Nam, l’extermination cambodgienne amenèrent ses descendants à redéployer progressivement leurs activités en Europe et aux USA, jusqu’à transférer le siège de HK à Londres pour s’occidentaliser, donc à concentrer de nombreuses banque anglaises, américaines et  françaises dont le prestigieux Crédit Commercial de France en début 2000. Le rebond asiatique semblait encore incertain à l’époque et le JAPON n’a jamais aimé HSBC. Cette politique profitable (+ 35 % de résultats nets) en fît un temps l’un des fleurons bancaires d’envergure mondiale: la qualité européenne, des actifs à l’américaine, une gouvernance à la chinoise : que du bonheur pour celui qui devint de fait le 1° groupe financier « global » après la compagnie des indes ( XVI° et XVII° siècle).  Notons que la filiale  HSBC des Bermudes ou sont concentrées de nombreuses opérations avec assez peu d’employés est l’une des plus profitables : l’iode marin des caraïbes, sans doute…

Car entre réglementation renforcée, stagnation économique européenne et américaine, explosion de l’économie chinoise, HSBC va ou va le vent et cet été HSBC annonce 35.000 licenciements en Europe et aux USA, suivis de 15.000 embauches en Asie et autres émergents.  Calcul mondial froid et logique, irréprochable pour un libéral puisqu’il nous met face à nos contradictions. Bien sûr, on aimerait  que les chinois aient notre train de vie et surtout nos difficultés, ça rendrait moins déloyale la compétition, mais en attendant HSBC entend performer ses marges. Avec + de profits et 20.000 employés de moins.

Dure leçon pour nos banquiers made in France, plus  scrupuleux qu’opportunistes,  qui voient réapparaitre un compétiteur mondial dont le rendement par action sera bientôt 3 ou 4 fois supérieur au leur. D’autant qu’on trouve d’excellents financiers chez les asiates, certains prétendent qu’on remue les biberons des nouveaux nés chinois avec un billet de banque…

Quel gouvernant pouvait imaginer en acceptant en l’an 2000 le rapprochement de CCF, crédit de Savoie et autres banques locales avec une digne banque anglaise, que celle-ci deviendrait à peine 11 ans plus tard chinoise ? Et que l’ancienne banque HERVET très influente dans la région centre de la France, prendra désormais ses ordres à Pékin ? Suite sur http://clairviel.fr.gd/HSBC-et-GULLIVER.htm

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